Le régime alimentaire pour un myélome est une question que se posent beaucoup de patients atteints de ce cancer des plasmocytes. Le myélome multiple est une maladie maligne du sang qui relève d'une prise en charge en hématologie. Certains récits en ligne associent une stabilisation de la maladie au régime hypotoxique Seignalet : une coïncidence dans le temps ne prouve pas un effet, et aucun régime n'a montré qu'il ralentissait un myélome.
Alimentation et myélome : ce qui compte vraiment
Pour le régime alimentaire pour un myélome, la priorité des équipes soignantes est d'éviter la dénutrition, fréquente pendant les traitements et associée à une moins bonne tolérance. Les régimes d'éviction stricts sont déconseillés pendant un cancer par les autorités de santé, car ils exposent à une perte de poids et de muscle. Le myélome peut aussi toucher les reins et les os : une bonne hydratation et des apports suffisants en calcium et en vitamine D se discutent avec le médecin.
Myélome et infections : l'hygiène de la cuisine compte autant que le menu
L'association de patients Myélome Canada rappelle que les personnes atteintes de myélome multiple sont plus sujettes aux infections, à cause de la maladie elle-même comme des traitements. Dans l'assiette, cela se traduit par des précautions simples, surtout quand les globules blancs sont bas :
- bien cuire viandes et crustacés, sans les consommer crus ou saignants ;
- écarter le lait cru (non pasteurisé) et l'eau de boisson non traitée ;
- laver la surface des fruits et des légumes, puis les planches et ustensiles qui ont touché de la viande crue ;
- se laver les mains au savon avant de cuisiner et de passer à table.
Ces consignes se complètent de celles de l'équipe d'hématologie, qui peut les renforcer selon le traitement en cours.
Régime hypotoxique et compléments : en parler avant de commencer
Les partisans de l'alimentation hypotoxique la présentent comme un soutien anti-inflammatoire ; c'est une hypothèse, pas un traitement. Le même raisonnement revient dans d'autres témoignages du site, par exemple sur le régime Seignalet et le lupus. Ces approches restent complémentaires du traitement en hématologie et ne s'y substituent en aucun cas. Les plantes, vitamines et compléments alimentaires pris sans prescription méritent la même prudence : Myélome Canada conseille d'en parler à l'hématologue et au pharmacien, car ils peuvent interférer avec le traitement prescrit. Avant tout changement important d'alimentation, l'hématologue et le diététicien de l'équipe peuvent vérifier qu'il reste compatible avec les traitements et l'état nutritionnel.

